La dépendance affective: les 11 signes à connaître

Faites connaître cette histoire au monde entier
La dépendance affective- Photo

La dépendance affective, sournoise et perfide, c’est un terme assez méconnu derrière lequel se cache un véritable mal-être psychique qui se développe dès la petite enfance.  Se traduisant par un besoin excessif d’être aimée à tout prix, on le retrouve dans les relations amoureuses, amicales mais aussi professionnelles.

La dépendance affective, employée au début pour décrire les personnes immatures et peu confiantes, est dorénavant une forme de dépendance classique, comme l’alcool ou la drogue. Elle se traduit par l’effet de projeter sur quelqu’un d’autre, ou dans un objet, la sécurité affective que l’on n’arrive pas à atteindre de façon autonome. Autrement dit, c’est un manque d’estime qui nous rend dépendant du regard que porte sur nous l’autre. Dès lors, on existe que dans le regard de l’autre.

En effet, lorsqu’on est atteint de dépendance affective, on ne dispose pas du degré d’assurance et de confiance requise pour atteindre cette sécurité. Ce qui fait qu’on cesse d’être autonome, car on confère à l’autre un pouvoir de décision qui devrait être sien. Par conséquent, on devient esclave de l’autre par ses peurs et ses besoins.

Cependant, il ne faut pas forcément être autonome à tout moment et dans toutes les circonstances. Dans une relation de couple par exemple, tout amoureux est dépendant de l’être aimé, mais à un certain point. C’est-à-dire qu’on apprécie la présence de l’autre sans détester passer du temps seul. On vit bien dans ce cas les séparations pour mieux apprécier les retrouvailles. On ne redoute pas d’être abandonné à chacune des absences de l’autre. Au lieu de cela, on prend plaisir à consacrer du temps à ses relations familiales et amicales et à ses loisirs personnels.

Par ailleurs, bien que les causes de la dépendance affective soient multiples, elles se consolident dans les racines même de notre enfance, généralement dans un milieu familial dysfonctionnel. Et, en vieillissant, la personne qui souffre de dépendance affective aura du mal à développer des relations équilibrées.

Voici donc les 11 signes de la dépendance affective

La peur de la solitude

Quand on soufre de dépendance affective, on est incapable d’être heureux seul. On ne supporte pas la solitude. Le fait d’être seule, ou la simple pensée de l’être nous met dans tous nos états et provoque chez nous un profond sentiment d’anxiété. Mais on ne devrait pas avoir peur d’être seule, car la solitude permet de mieux se connaître et permet de se connecter à soi.

La peur de l’abandon

C’est l’une des plus grandes peurs quand on est dépendant affectivement. C’est une peur qui est nourrie depuis l’enfance. C’est-à-dire qu’étant enfant, on a sans doute vécu une expérience où l’on s’est senti abandonné. Il est conseillé de consulter un spécialiste pour aller mieux.

S’accrocher à l’autre

À cause de la peur de l’abandon et de la solitude, on s’accroche à l’autre, on le comble d’attention et/ou d’amour, au risque d’envahir son espace. En effet, on donne sans compter et sans tenir compte des limites personnelles.

La peur du rejet

Quand on souffre de dépendance affective, on déteste particulièrement le conflit par peur de se faire rejeter ou d’être exclu. On évite ainsi toutes les situations qui pourraient entraîner ce genre de conséquences. Ce qui avec le temps nous amène à construire une façade qu’on juge acceptable aux yeux de l’autre, même si pour cela, on est obligé de faire passer les besoins de l’autre avant les siens.

Ne pas savoir dire non

Par peur du rejet et du conflit, on n’ose pas dire non. On craint tellement de ne plus être aimé qu’on se sent obligé de satisfaire les besoins et les envies de l’autre.

Manque de confiance et d’estime de soi

Quand on est atteint de la dépendance affective, on a malheureusement, très souvent une faible estime de soi. On a tendance à se dévaloriser en permanence. On croit qu’on n’est pas digne d’être aimé, ce qui fait qu’on accepte le plus souvent, le peu qu’on veuille bien nous donner.

Le besoin de plaire

Il n’y a pas de problème à vouloir plaire, en soi. Car on peut aimer plaire sans que cela ne soit dégradant ou pathologique. Le problème, c’est de vouloir plaire à tout prix. C’est d’avoir besoin d’être vu et d’être remarqué. Cela donne l’impression qu’on demande à l’autre de s’intéresser à soi.

Renier son identité

Quand on est dépendant affectif, on est tellement animé par la volonté de plaire à l’autre, qu’on perd notre authenticité. Parfois sans même s’en rendre compte. En effet, on devient un véritable caméléon. On change de comportement en fonction des personnes avec qui on est afin de correspondre à l’attente de cette personne.

S’isoler du reste du monde

Quand on est dépendant affectivement, on a souvent tendance à s’isoler du monde, à couper le pont avec nos connaissances afin d’être pleinement disponible pour l’autre. Ce qui fait qu’on s’oublie en reniant qui on est pour faire plaisir à l’autre, sans qu’il l’ait demandé.

Le besoin d’être rassuré constamment

Quand on ne s’était pas senti assez aimé quand on était enfant, on a un vide affectif qui nous ronge. Et dans la mesure où l’on manque cruellement de confiance et d’estime de soi, on éprouve le besoin d’être rassuré continuellement sur les sentiments de l’autre.

Le besoin de l’approbation de l’autre

On est incapable de prendre seul nos décisions. On a toujours besoin d’obtenir l’aval de l’autre. En effet, on ne peut prendre la moindre décision sans avoir obtenu la validation d’un tiers, car on n’assume pas. On a toujours peur de faire un mauvais choix qu’on pourrait regretter plus tard.

Faites connaître cette histoire au monde entier

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *