Haïti : le pays ne compte plus aucun élu politique

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Haïti : le pays ne compte plus aucun élu politique
Il ne reste plus de représentants élus en Haïti. Aujourd’hui, marque la fin du mandat des 10 derniers sénateurs que le pays comptait, dans un contexte où ce sont les gangs qui contrôlent le territoire.

Haïti s’enfonce de plus en plus dans la crise. Le pays n’a plus de représentants élus à l’échelle nationale. C’est aujourd’hui que s’achève le mandat des dix derniers sénateurs que le pays comptait.

En effet, depuis plus de 6 ans, le pays n’a pas organisé d’élections. Et il est quasiment impossible d’organiser des scrutins dans le contexte actuel où ce sont les gangs qui ont la maîtrise du territoire. Ils contrôlent plus de 60 % du pays. Et disposent d’une large aubaine financière, qu’ils amassent notamment via les rançons des enlèvements qu’ils commettent quotidiennement.

Le chaos total

Le pouvoir législatif d’Haïti est totalement dysfonctionnel depuis trois ans. Car l’ensemble des députés et deux tiers des sénateurs ont quitté leur poste sans aucun successeur élu pour les remplacer. La faute à la non-organisation des élections.

En effet, après les élections de 2016 qui ont permis au président Jovenel Moïse d’accéder au pouvoir, un seul scrutin n’avait été organisé. Et son assassinat, en juillet 2021, a plongé ce pays déjà ébranlé de tout part dans un chaos total et dans une crise sans précédent.

Un pays sans président, député ni sénateur

Depuis l’assassinat du président haïtien et la quasi-inexistence du pouvoir législatif, c’est le très contesté Premier ministre, Ariel Henry qui gère les affaires. Cependant, sa légitimité est remise en question à tout bout de champ.

Rappelons qu’il n’avait été nommé que seulement 48 heures avant que le chef d’État ne soit assassiné.

En outre, ce qui précarise encore plus la situation de cette ancienne “perle des Antilles », c’est le fait qu’aucun texte de loi ne prévoit la vacance à la fois du pouvoir exécutif et du pouvoir législatif. La classe politique elle, est à couteaux tirés, incapable de s’entendre sur un compromis.

Le seul point sur lequel ils s’entendent tous, c’est de rétablir la sécurité avant de pouvoir organiser un vote. Ce qui se traduit par une “transition”, où des politiciens véreux et corrompus jusqu’aux os pourront se remplir encore plus les poches au détriment du peuple. En effet, plus de la moitié de la population haïtienne vit aujourd’hui dans une pauvreté aiguë.

En fin de compte, cette fin de législature est somme toute symbolique, car, dans les faits, le pouvoir législatif (ainsi que le pouvoir exécutif) d’Haïti était totalement dysfonctionnel.

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